Notre Terrain

L'association vise à :

  • Développer des programmes pour lutter contre les effets négatifs liés à la détention pour les hommes, les femmes et les mineurs.

  • Favoriser la réinsertion grâce à l’apprentissage de règles, de pratiques et de connaissances.

  • Entretenir le lien social entre détenus et avec le monde extérieur.

Le sport au service du respect des droits humains

Au sein de la prison, le sport représente une échappatoire, favorisant notamment la solidarité, la tolérance, l’insertion sociale et la santé. Sa pratique permet aux détenus de lutter contre les effets néfastes de la détention et ses conséquences physiques et psychiques.

LaBAP s’inspire des principes fondamentaux du sport — le respect de l’autre et du règlement, le travail d’équipe et l’esprit sportif — et des instruments internationaux et régionaux relatifs au respect des droits humains afin de mener ses programmes.

Améliorer les conditions de détention

Pour les détenus, le développement d’activités sportives est le moyen d’apprendre le respect de soi, des autres et des règles, de prendre conscience du goût de l’effort, de s’intégrer dans une dynamique de projet collectif, de retrouver et entretenir sa condition physique et morale, et enfin, de retrouver confiance en prouvant sa capacité à atteindre des objectifs.

En permettant aux prisonniers le plus de contact possible avec leur famille et le monde extérieur, les relations et les interactions sont renforcées, contribuant ainsi à une transition plus facile entre la prison et le retour à la vie civile au moment de la sortie de prison.

Favoriser la réinsertion des détenus

La réinsertion sociale en milieu carcéral signifie l’accompagnement psychologique, professionnel et éducatif de la personne incarcérée par le recours au travail, aux moyens éducatifs et culturels et aux loisirs qui existent en prison. La réinsertion s’appuie notamment sur la nature des relations entre le personnel et les prisonniers, les mesures prises pour encourager et favoriser les contacts avec la famille, les amis et la collectivité.

Le travail de réinsertion se poursuit à l’extérieur de la prison où les anciens détenus sont particulièrement vulnérables durant les six à douze mois qui suivent leur sortie. La notion de réinsertion post-pénitentiaire vise à assurer une transition planifiée et progressive entre la prison et la vie à l’extérieur. Les familles des anciens détenus, leurs proches, et la collectivité toute entière ont un rôle fondamental à jouer pour aider le retour dans la société et pour les aider à reconstruire leur vie.

Encourager la promotion du sport en milieu carcéral au niveau international, régional et national

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 10.3) précise que « le régime pénitentiaire comporte un traitement des condamnés dont le but essentiel est leur amendement et leur reclassement social. »

C’est dans cet objectif de resocialisation que l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Mandela), adoptée en 2015, rappelle à l’article 23 que « Chaque détenu qui n’est pas occupé à un travail en plein air doit avoir, si le temps le permet, une heure au moins par jour d’exercice physique approprié en plein air. Les jeunes détenus et les autres détenus dont l’âge et la condition physique le permettent doivent recevoir pendant la période réservée à l’exercice une éducation physique et récréative. Le terrain, les installations et l’équipement nécessaires devraient être mis à leur disposition. »

Il importe que le système de justice pénale s’appuie sur l’ensemble de règles énoncées dans les textes internationaux relatifs à l’incarcération pour que la réinsertion commence dès le premier jour d’incarcération, avec la réadaptation sociale, et se poursuive au-delà de la sortie de prison.